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truck au gaz naturel

Publié : jeu. 29 déc. 2005 21:00
par tub
Projet de trois millions impliquant Challenger Motor Freight
Des camions au gaz naturel parcourent le corridor Ontario-Michigan

Par Eric Bérard

La compagnie Challenger Motor Freight opère, depuis environ six mois, cinq camions Volvo à moteur Cummins alimentés au gaz naturel liquéfié (GNL). L'initiative est l'aboutissement d'un projet de trois millions de dollars, un million de dollars provenant du fédéral, le reste d'un consortium formé entre autres de Cummins Westport, Challenger Motor Freight et d'autres agences gouvernementales canadiennes.

Cummins Westport est une coentreprise entre le motoriste bien connu et Westport Innovations, de Vancouver en Colombie-Britannique. La firme n'en est d'ailleurs pas à ses premiers essais puisque, déjà en mai 2001, L'Écho du transport annonçait : « Le premier Cummins ISX au gaz naturel mis en démonstration développe 400 chevaux et offre un couple de 1 450 lb-pi @ 1 200 t/m ».

Ce sont d'ailleurs des ISX que l'on retrouve sous le capot des Volvo de Challenger mais la technologie a évolué depuis. La dernière génération d'alimentation en GNL de Westport propose des pompes à carburant améliorées, un système d'injection par rail commun à plus haute pression et un système de contrôle du flot de carburant au moteur optimisé. Résultat : le Cummins au gaz naturel est même plus puissant que l'original de 450 chevaux et 1 650 lb-pi de couple, en plus évidemment de polluer beaucoup moins que s'il était alimenté exclusivement au diesel (40% moins d'oxyde d'azote (NOx) et 80% moins de particules). Nous disons « exclusivement » parce que ces moteurs à GNL demandent toujours l'apport de carburant diesel (en faible quantité) afin de faciliter l'allumage et la combustion. Il faut savoir que la température d'allumage du GNL est de 1 000 degrés Celsius, comparativement à « seulement » 500 degrés Celsius pour le diesel. Qualifié par Westport de « carburant pilote », le diesel est utilisé à 10% dans le mélange.

Les cinq camions pilotes de Challenger parcourent le corridor Ontario-Michigan et sont dotés d'une autonomie de 800 kilomètres, grâce à des réservoirs de 180 gallons. Un système de distribution de GNL a été installé sur les terrains de Challenger à London afin de simplifier le remplissage des réservoirs.

Le gaz naturel a été préféré à d'autres carburants alternatifs parce que, explique Michael Gallagher, président de Westport : « Il s'agit d'un carburant sécuritaire, abondant et à faible teneur en carbone qui peut être transporté partout dans le monde sous forme liquide ». Il ajoute que le gaz naturel est offert à prix largement inférieur au diesel. À volume égal, le GNL livre deux fois et demi plus d'énergie que le gaz naturel comprimé (GNC). Le gaz naturel liquéfié est en fait du gaz naturel qui a été refroidi à très basse température ( - 160 degrés C), ce qui lui confère une très haute densité énergétique. En fait, le GNL occupe à peine 1/600 e du volume que demande le gaz naturel régulier et il peut être entreposé de façon sécuritaire dans des réservoirs sous vide à parois doubles.

Modifications au moteur
Depuis ses bureaux de Vancouver, Bryan Zehr, spécialiste en génie mécanique chez Westport et directeur du projet « Clean Air Corridor », explique à L'Écho du transport que c'est Challenger qui a commandé les cinq Volvo mais que les spécifications des camions ont été établies en collaboration avec Westport afin de faciliter la conversion du diesel au gaz naturel.

Justement au sujet de cette conversion, M. Zehr indique : « Le plus important changement a été de remplacer les injecteurs réguliers des moteurs ISX avec nos injecteurs HPDI (High Pressure Direct Injection). Nous utilisons les mêmes rails pour injecter les carburants mais il a fallu ajouter un nouveau système de distribution de carburant qui dose les quantités de GNL et de diesel injectées . » Les deux carburants ne sont jamais mélangés avant d'arriver à la chambre de combustion du Cummins ISX. Il y a donc deux réservoirs : un de 180 gallons pour le GNL et un de 50 gallons (le plus petit disponible chez Volvo) pour le diesel. On injecte d'abord un peu de diesel pour amorcer la combustion, puis le GNL prend la relève.

Entretien facilité, retour sur investissement en trois ans
Comme la combustion se fait plus proprement, on retrouve moins de suie et autres contaminants dans l'huile moteur. Ainsi explique Bryan Zehr : « Dans le type d'application auxquels sont soumis les camions de Challenger, nous sommes en mesure d'étendre les intervalles de vidange d'huile de 50% ».

À la mi-octobre, on attendait encore les premiers résultats précis en matière de consommation de carburant, prévus pour le début de novembre. Cependant, le porte-parole de Westport s'attend à ce que la consommation (on devrait en fait parler de quantité d'énergie brûlée) de GNL soit similaire à ce qu'elle aurait été si on avait utilisé du diesel à 100% dans un moteur régulier.

Mais, en bout de ligne, est-ce que ça coûte moins cher de polluer si peu? « Tout dépend de l'endroit où vous vous trouvez », répond M. Zehr. En effet, l'infrastructure de distribution fait en sorte que le GNL n'est pas disponible partout, et pas nécessairement au même prix d'un endroit à l'autre. « À certains endroits, c'est moins cher que le diesel », souligne-t-il.

Il hésite à formuler un montant précis quand vient le temps de chiffrer le coût des modifications aux camions pour les convertir au GNL. Trop de paramètres (nombre de véhicules, emplacement géographique, etc.) entrant en ligne de compte pour avancer un montant précis ou même une approximation. Bryan Zehr conclut cependant en disant que, de façon générale, la conversion se paie d'elle-même sur une période d'environ trois ans.

Il est à noter que si Challenger utilise des véhicules novateurs, il n'est pas nécessairement le premier à le faire. Une flotte de transport de déchets de San Francisco, en Californie, utilise avec succès la première génération du système Westport, ses camions ayant accumulé 6,5 millions de kilomètres en quatre ans.


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Publié : jeu. 29 déc. 2005 23:25
par Benoit
ça l'air que le projet de départ était destiner à récuperer les flatulences de TUB hahahahahaha :twisted:

Publié : ven. 30 déc. 2005 00:02
par patrice001
bravo a challenger.
Peut-être que cela feras perdre le monopole du diesel. Mais gaz métropolitain utilise cette decnologie dpuis un bout. En fait jai vu cela même a l,époque ou leur camion étais orange. Mais cela convainqueras surment d'autre compagnie a faire pareil

Bien que je trouve cela tout aussi polluant mais bon.

Mais les camion pourrais aussi utiliser, l'électricité ( une locomotive le peu, alors pourquoi pas un camion ), l'étanol ( cher je sais ) biodiesel (cher aussi ) ulta-diesel ( diesel 2007 et de biodiesel ) et d'autre don je ne suis pas asser au courant.

Publié : ven. 30 déc. 2005 00:08
par patrice001
voila un document qui a été présenter au Nation-unis
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Agence Science-Presse

La plupart des estimations faites par les géologues au cours des dernières décennies arrivent à peu près à ceci: les réserves totales de pétrole de notre planète s'élevaient à l'origine à 2000 milliards de barils. De ce nombre, quelque 900 milliards de barils ont déjà été utilisés. Soit presque la moitié.

Si ces estimations sont exactes, il nous reste donc des réserves pour 40 ans, au rythme actuel de consommation de 25 milliards de barils par année. Mais ce n'est pas aussi simple: les 900 milliards déjà consommés représentaient la partie du pétrole la plus facile à extraire. Plus les réserves vont décliner, et plus il faudra creuser plus profondément ou plus loin pour obtenir un baril. Les meilleurs jours du pétrole —la première moitié des 2000 milliards— seront peut-être terminés dans une dizaine d'années, selon certains analystes, ou sont peut-être même déjà derrière nous, selon d'autres. Ce qui veut dire qu'il faudra payer plus cher pour l'essence… et qu'il est plus qu'urgent de trouver des sources d'énergie alternatives.
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Par contre ce que cette article dit pas, c que le calcul de consommation monte à plus de 80 milliards de barils par jour vers 2008-2010.

Donc avant que la majorité d'entre nous soyon mort il n'y auras plus de pétrole. Ou le peu qui resteras seras dans la callotte glacière qui est en train de fondre. Donc très très couteux a extraire. Et cela ce traduiras par des prix ridiculement élever.

Donc les compagnie énergitique vons attendre d'avoir épuisser ce qui reste de pétrole pour nous arriver avec une nouvelle sorte de technologie qu'on dois probablement déja posséder actuellement. Voila le monde de l'économie et du " je pense a mes poches avant tout "

Publié : ven. 30 déc. 2005 09:40
par Dan64
Je m en fait pas trop avec le petrole pcq il y a 25 ans il nous disais déja qu il nous restais du petrole seulement pour 25 ans et il reviennent avec sa a tout les dix ans.

Je sais que nos reserve baisse mais avec la technologie qui évolue et toute les nouvelles découvertes géologique il peuvent pas vraiment prédire se qui reste et encore moin pour combien de temps.

Publié : ven. 30 déc. 2005 11:15
par gollum
on a ça en europe pour les camions d'ordures et les bus de ville
Citroen sort une C2 avec un reservoir de gaz naturel en plus du reservoir normal,et on fait le plein chez soi avec un cordon special
http://www.clean-auto.com/article.php3?id_article=4134

Publié : ven. 30 déc. 2005 15:56
par Badhauler
j'ai un article dans l'écho du transport qui parle du gaz naturel cher challenger. Ça l'air d'être gros... Au moin, si ça peu moin poluer et couter moin cher fe fuel, je suis partant.


Bad :wink:

Publié : ven. 30 déc. 2005 16:20
par ph4nth0m
Badhauler a écrit :j'ai un article dans l'écho du transport qui parle du gaz naturel cher challenger.
Tu compareras le texte avec celui de ton magazine :wink: Celui que tub a posté c'est celui qui est dans l'écho du transport du mois passé si je me trompe pas ! :wink:

Publié : ven. 30 déc. 2005 16:32
par Badhauler
je vais regarder ça. Comme ça fait un mois et demi que j'ai lu cette article, je me souvient de quelque partie et cella resemble étrangement a mon texte.


Bad :wink:

Publié : ven. 30 déc. 2005 16:40
par ph4nth0m
moi aussi quand jai lu sa j'suis aller cherchre mon mag pour comparer :lol:

Publié : ven. 30 déc. 2005 17:28
par tub
oui les larticle de l'echo du transport

Publié : sam. 31 déc. 2005 00:47
par gollum
et pour refaire le plein?
en europe ,seulement l'Italie a des stations service dans la rue,dans tous les autres pays,ce sont des vehicules de flottes captives à faible rayon d'action

Publié : sam. 31 déc. 2005 12:27
par ph4nth0m
Les camions de challenger au gaz ne font que le corridor London-Michigan, ont probablement des voyages attitrés et leur kilométrage et consommation calculée pour qu'il puisse faire le plein au terminal.

Publié : dim. 1 janv. 2006 05:29
par gollum
ph4nth0m a écrit :Les camions de challenger au gaz ne font que le corridor London-Michigan, ont probablement des voyages attitrés et leur kilométrage et consommation calculée pour qu'il puisse faire le plein au terminal.
ouais,c'est ce' que je pensais,ça prend la nuit à recharger,en principe

Publié : dim. 1 janv. 2006 08:16
par tub
ph4nth0m a écrit :Les camions de challenger au gaz ne font que le corridor London-Michigan, ont probablement des voyages attitrés et leur kilométrage et consommation calculée pour qu'il puisse faire le plein au terminal.
il parte de toronto puisque la plupart font des run de vidange