La proposition qui sera déposée ce mois-ci fait partie des nombreuses différentes approches étudiées par l’état pour financer massivement les projets de constructions nécessaires pour améliorer la circulation sur l’interstate 81, qui compte 325 miles en Virginie. C’est la plus importante portion de la 81 en terme de distance qui relie, entre autres, les états de New York au Tennessee.

Le rapport suggère un système de péage qui pourrait permettre d’amasser les 2,2 milliards de dollars, dont 200 millions de fonds opérationnels, et la balance pour des améliorations des immobilisations (utilisations et opérations durables).

« Pour un camion qui parcourt cette route de 325 miles, un coût de péage de 15 cents du mile équivaut environ à 48,75$ le jour, et serait de 24,38$ la nuit » selon le rapport. « Ce projet de péage générerait un revenu égal à une taxe de l’état sur le diesel de 11%, comparativement à la taxe actuelle de 6%, une augmentation équivalente à une taxe de 37 cents par gallon. »

Les fonds permettraient de financer, entre autres, l’élargissement des voies, l’ajout de voies pour la circulation des camions en pente ascendante, l’amélioration des courbes, l’extension des voies d’accélérations et décélérations, l’élargissement des accotements, etc.

Les options de péage étudiées par la commission pourraient comprendre 4 catégories : camions seulement, camions et non-résidents, des variations de coûts entre le jour et la nuit pour les camions et les non-résidents, et un péage variable avec un laisser-passer annuel. Selon le rapport, le coût du péage par mile serait inférieur au West Virginia Turnpike, Pennsylvania Turnpike, et le North Carolina Triangle Expressway, qui est au coût de 69 cents par mile.

Au Québec, la question des infrastructures routières a de quoi étourdir les citoyens et les citoyennes. Selon la firme Inrix, les usagers de la route perdent en moyenne une heure par semaine en raison du trafic à Montréal, ce qui en faisait la ville la plus congestionnée du pays en 2016. Les péages sont-ils une solution pour financer les autoroutes, construire davantage d’infrastructures routières et améliorer l’entretien de celles-ci? Pour désengorger le réseau, comment encourager la population à utiliser le transport en commun qui, selon certains, est coûteux et loin d’être au point? Comment trouver l’équilibre?

Selon Transports Québec, « l’étendue du territoire, la faible densité de la population, le climat rigoureux et le trafic intense font du Québec un des endroits au monde où il est le plus difficile d’entretenir et d’exploiter un réseau routier ». « Les conditions climatiques du Québec sont particulièrement rigoureuses : en quelques heures, les écarts de température atteignent parfois 25°C » peut-on lire sur le site web du ministère…

Sources : Freightwaves, Transports Québec, Journal de Montréal

Traduction et rédaction : Sophie Jacob, rédactrice en chef